Les Amis de la Terre Amérique latine et Caraïbes – ATALC dénonce les violations des droits humains et la criminalisation du peuple brésilien commises par le gouvernement de Michel Temer


Les Amis de la Terre Amérique latine et Caraïbes – ATALC – tiennent à exprimer leur indignation et leur refus absolus et à dénoncer devant l’opinion publique nationale et internationale la situation que l’on vit depuis hier, le mardi 24 mai, au Brésil : le gouvernement de Michel Temer a fait appel à l’armée pour réprimer les mobilisations sociales, dévoilant ainsi son véritable visage autoritaire et putschiste. Nous dénonçons également l’instauration de l’état de siège à Brasilia, capitale de ce pays latino-américain, jusqu’au 31 mai.

Nos camarades du Mouvement des travailleurs sans terre du Brésil, de La Vía Campesina, du Mouvement des travailleurs sans toit, de la Marche mondiale des femmes et des centrales syndicales, ainsi que l’organisation membre d’ATALC Amis de la Terre Brésil, le mouvement urbain et les communautés indigènes et quilombolas sont dans les rues, pour manifester leur opposition au gouvernement illégitime du pays et à ses mesures néolibérales qui visent à maximiser l’exploitation des travailleurs, des communautés et des territoires.

En outre, ATALC a été informé d’un nouveau massacre de paysans qui a été commis dans l’État de Pará et qui obéit aux intérêts des latifundistes et de l’agro-industrie. Nous savons que la lutte pour la souveraineté alimentaire et pour la justice climatique est actuellement la cible d’attaques et de mesures de répression antipopulaires et illégitimes que prend l’administration du gouvernement putschiste de Michel Temer.

En tant qu’organisation écologiste qui lutte pour la justice environnementale et qui s’identifie avec les organisations et les mouvements populaires qui ont été brutalement réprimés au Brésil, nous souhaitons exprimer notre entière solidarité au Mouvement des travailleurs sans terre, à La Vía Campesina, au Mouvement des travailleurs sans toit, à la Marche mondiale des femmes, aux centrales syndicales, aux communautés indigènes et quilombolas et au mouvement urbain brésilien.

Nous adhérons à la demande d’élections directes et universelles à organiser sans délai, afin de rétablir la démocratie, de reconstruire les institutions politiques et de construire la justice environnementale et sociale avec la participation démocratique du peuple brésilien.

Nous demandons à l’ensemble de la communauté internationale et aux organisations des Amis de la Terre de manifester, par des actions et des déclarations, leur soutien de ceux qui luttent au Brésil pour défendre les droits collectifs et les territoires des peuples.

En réponse à la pression du Congrès et à l’indignation publique intense, le jeudi 25 mai, Michel Temer a révoqué le déploiement de troupes à Brasilia.

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