L’humanité est arrivée à un moment critique de son histoire puisque l’industrialisation et la mondialisation ont imposé, par le biais de lobbys économiques, un modèle mondial dominant de consommation, tant des ressources naturelles (charbon, pétrole, eau, minerais) que des ressources biologiques animales et végétales, qui n’est ni soutenable, ni souhaitable. La croyance en les bienfaits pour tous d’une croissance économique infinie soutenue notamment par l’accès au crédit, la publicité et l’obsolescence programmée entraîne une surproduction et une surconsommation. Cette surconsommation est non seulement une catastrophe environnementale (pillage des ressources naturelles nécessaires à la production, augmentation des déchets, pollution des eaux, des sols et de l’air... ) mais c’est également un leurre agité devant 80 % des individus de la planète pour permettre aux 20 % restant d’être les plus riches. Cette surconsommation est une source d’inégalités sociales, de précarisation, de stress et, au final, de mal-être puisque l’abondance de biens matériels et de services nous est présentée comme la condition nécessaire et presque suffisante au bonheur. Or, il existe une tension croissante entre l’approche privilégiant le développement prioritaire de l’économie globalisée par la production de masse et une approche focalisée sur la qualité de vie, un environnement sain et accueillant qui considère l’économie comme un des outils pour y parvenir.

Participons à la construction d’une économie soutenable et équitable par le développement d’une société collaborative et par une relocalisation importante de l’économie.

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